Envilead 2005 une étude sur l'incinération des déchets

1. Le Projet international d’élimination des POP (IPEP) pour une participation active et efficace de la société civile

dans les préparatifs de la mise en œuvre de la Convention de Stockholm Une étude sur les activités d’incinération des déchets en

Nairobi qui rejettent de la dioxine et du furane dans l’environnement Liaison environnementale, éducation et action pour

Développement (ENVILEAD) Kenya Novembre 2005 Bâtiment annexe Cannon House, avenue Haile Selassie PO Box 45585-

00100, Nairobi, KENYA Tél: + 254-20-243914, + 254-734-940632 E-mail: [email protected] Novembre 2005
• 2. À propos du Projet international d’élimination des POP Le 1er mai 2004, l’Élimination internationale des POP

Network (IPEN http://www.ipen.org) a lancé un projet d’ONG mondial appelé International POPs Elimination Project

(IPEP) en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et les Nations Unies

Programme pour l’environnement (PNUE). Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) a fourni le financement de base du projet. IPEP

a trois objectifs principaux: • Encourager et permettre aux ONG de 40 pays en développement et en transition de ii

s’engager dans des activités qui apportent des contributions concrètes et immédiates aux efforts des pays pour se préparer à

mise en œuvre de la Convention de Stockholm; • Améliorer les compétences et les connaissances des ONG pour les aider à

capacité en tant que parties prenantes efficaces dans le processus de mise en œuvre de la Convention; • Aider à établir des

coordination et capacité nationales des ONG dans toutes les régions du monde à l’appui des efforts à long terme pour atteindre

sécurité chimique. L’IPEP soutiendra la préparation de rapports sur la situation des pays, les points chauds, les notes d’orientation et

activités régionales. Trois principaux types d’activités seront soutenus par l’IPEP: la participation à la

Plan national de mise en œuvre, ateliers de formation et de sensibilisation, et campagnes d’information et de sensibilisation du public.

Pour plus d’informations, veuillez consulter http://www.ipen.org IPEN remercie chaleureusement le soutien financier du

Fonds pour l’environnement mondial, Agence suisse pour le développement et la coopération, Agence suisse pour l’environnement

Forests and Landscape, le Fonds canadien pour les POP, le ministère néerlandais du Logement, de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement

(VROM), Mitchell Kapor Foundation, Sigrid Rausing Trust, New York Community Trust et autres. Les vues

exprimées dans ce rapport sont celles des auteurs et pas nécessairement les vues des institutions

gestion et / ou soutien financier. Ce rapport est disponible dans les langues suivantes: Anglais International

Projet d’élimination des POP – Site Web de l’IPEP – www.ipen.org
• 3. iii TABLE DES MATIÈRES LISTE DES

CHIFFRES ………………………………………………………………………… ..V LISTE DES TABLEAUX

…………………………………………………………………………… V ACRONYMES ET

ABRÉVIATIONS ………………………………………………. VI RÉSUMÉ ANALYTIQUE

…………………………………………………………………. 1

INTRODUCTION …………………………………………………………………………… .. 2

Arrière-plan

………………………………………………………………………………………………….

……. 2 Gravure et POP

Génération……………………………………………………………………………. 3 objectifs

d’Etude

…………………………………………………………………………………………… .. 4

Importance de

Étude …………………………………………………………………………………………… 5

MÉTHODOLOGIE……………………………………………………………………………. 5 Portée de

les

Étude……………………………………………………………………………………………..

.. 5 Préparation à l’étude

…………………………………………………………………………………… 6 Emplacements de

Intérêt

…………………………………………………………………………………………… 6 ZONE

D’ÉTUDE …………………………………………………………………………… 6 LITTÉRATURE

EXAMEN …………………………………………………………………… 7 Effets sur la santé

………………………………………………………………………………………………….

…. 8 Effets environnementaux et socio-économiques

…………………………………………………………. 8 Autres polluants provenant de l’incinération

…………………………………………………………………… .. 9 Opposition publique à

Incinération ……………………………………………………………………… 10 œufs du Kenya

Étude

…………………………………………………………………………………………….. dix
• 4. RÉSULTATS DE L’ÉTUDE ………………………………………………………………………… 11

De base

Résultats…………………………………………………………………………………………..

………. 11 Général

Résultats…………………………………………………………………………………………..

… .. 12 DÉFIS À LA CONVENTION DE STOCKHOLM: PARTIES RESPONSABLES –

KENYA ……………………………………………………………………… .. 15 POP et scientifiques

Développement ……………………………………………………………………… 15 POP et moins

Pays organisés …………………………………………………………………. 15 Le

Environnement et économie ………………………………………………………………………… 17

PRATIQUES ALTERNATIVES …………………………………………………………. 17 Alternative

Technologies de traitement des déchets dangereux ………………………………… 17

RECOMMANDATIONS ………………………………………………………………… .. 19 CONCLUSION

……………………………………………………………………………… 21 ANNEXE 1: CARTES

………………………………………………………………………… .. 24 ANNEXE 2: PLAQUES

………………………………………………………………………. 26 iv
• 5. v LISTE DES FIGURES Fig. 1: Comparaison des émissions d’U-POP de différentes catégories de sources au Kenya

………………………………………………………………………………………………….

…………… .. 4 Fig. 2: Valeurs moyennes (PCDD / F) trouvées dans les œufs prélevés à Dandora – Kenya, comparées à

niveaux dans les œufs provenant d’autres sites contaminés dans le monde ………… 11 LISTE DES TABLEAUX Tableau 1. Monde

émissions atmosphériques de métaux traces provenant de l’incinération des déchets

………………………………………………………………………………………………….

…… 10 Tableau 2. Méthodes d’élimination des déchets pour diverses grandes entreprises à Nairobi ………. 14 Tableau 3. Non-

Technologies d’incinération pour le traitement des déchets dangereux …………… 18
• 6. vi ACRONYMES ET ABRÉVIATIONS AFD: Agence Française de Développement APCD: Dispositifs de Contrôle de la Pollution de l’Air

MTD: Meilleures techniques disponibles BEP: Meilleures pratiques environnementales CBO: Organisation communautaire CBS: Central

Bureau des statistiques EMCA: Loi sur la gestion et la coordination de l’environnement EPR: Responsabilité élargie des producteurs

GAIA: Global Anti-Incinerator Alliance / Global Alliance for Incinerator Alternatives GoK: Gouvernement du Kenya

GPCR: Réduction chimique en phase gazeuse HCB: Hexachlorobenzène IARC: Centre international de recherche sur le cancer

IPEN: International POPs Elimination Network IPEP: International POPs Elimination Project ITDG: Intermédiaire

Technology Group JICA: Agence japonaise de coopération internationale KAM: Kenya Association of Manufacturers KEBS:

Kenya Bureau of Standards KEPI: Kenya Expanded Program on Immunization KIPPRA: Kenya Institute for Public

Recherche et analyse des politiques KNH: Hôpital national de Kenyatta COL: Pays moins organisés PNI: National

Plan de mise en œuvre NCT: Technologie sans combustion ONG: Organisation non gouvernementale PCB: Polychlorés

Biphényles PCDD: dibenzo-p-dioxines polychlorées PCDF: dibenzofuranes polychlorés POP: organiques persistants

Polluants PVC: Chlorure de polyvinyle SANE: Afrique du Sud New Economics (réseau) SCWO: Super-Critical Water

Oxydation TCDD: 2,3,7,8 – tétrachlorodibenzodioxine TEQ: Quotient d’équivalence toxique TNT: Trinitrotoluène PNUE:

Programme des Nations Unies pour l’environnement U-POPs: Polluants organiques persistants non intentionnels USEPA: États-Unis

Environmental Protection Agency OMS: Organisation mondiale de la santé
• 7. RÉSUMÉ ANALYTIQUE Ce rapport présente les résultats d’une étude menée dans et autour de la ville de

Nairobi, Kenya par ENVILEAD. L’étude a été réalisée entre les mois de janvier et mars 2005, sur la

modèles de pratiques susceptibles de rejeter des polluants organiques persistants (POP) dans l’environnement

dans le cadre des initiatives du Projet international d’élimination des POP (IPEP). L’objectif de l’étude était le

la pratique du brûlage des déchets médicaux et municipaux, dont la recherche a montré être une source potentielle de

POP non intentionnels (U-POP). L’objectif de l’étude était d’étudier l’anatomie de cette pratique, d’identifier

les questions clés en jeu et faire des recommandations sur la voie à suivre. Il a été établi que brûler est le

méthode dominante d’élimination des déchets dans la ville, et cela se fait par des incinérateurs industriels et à l’air libre

air. La principale raison de cette méthode d’élimination préférée est sa commodité en l’absence d’un

système de gestion des déchets (par le conseil municipal) et en l’absence de directives légales adéquates sur l’élimination

de déchets solides par le gouvernement. Cette pratique est cependant également associée à plusieurs autres facteurs tels que

le manque de sensibilisation du public, les pressions économiques et le manque général de

capacité dans les pays moins organisés (COL). L’étude a pu établir que la zone autour du Dandora

La décharge, le plus grand site de combustion de déchets de la ville, est fortement contaminée par les POP. Cela a été établi à partir de

les résultats des niveaux d’U-POP dans les œufs prélevés sur le site dans une autre étude. Il y a aussi une forte probabilité

d’autres sites, comme l’incinérateur de l’hôpital national Kenyatta (KNH), dont les températures maximales varient

entre 600 ° C et 700 ° C et n’a pas de dispositif de contrôle de la pollution de l’air (APCD), et un site de combustion en plein air et

Le site de gravure ouvert de Kitengela étant des hotspots U-POP. L’étude a formulé les recommandations clés suivantes pour

la voie à suivre: ¾ Des recherches supplémentaires doivent être entreprises afin de recueillir des informations plus détaillées

concernant ce modèle de pratique. Parmi les recherches supplémentaires requises se trouve dans le domaine des relations

entre la dynamique socio-économique et la pratique, quantification des niveaux de dioxine (ainsi que d’autres

polluants organiques et métaux lourds) des sites identifiés, et établissement des impacts des

la même chose sur la santé publique; ¾ Le cadre juridique pour l’élimination sûre des déchets solides, basé sur Best Available

Les techniques (MTD) et les meilleures pratiques environnementales (BEP) doivent être abordées; ¾ L’industrie des plastiques, en tant que

contributeur majeur de déchets difficiles à gérer, doit être pleinement engagé dans la recherche de solutions dans le

programme de gestion des déchets de la ville; ¾ Davantage d’efforts devraient être consacrés au développement d’alternatives

les technologies 1 pour l’élimination sûre des déchets, qui devraient être abordables et durables;
• 8. ¾ Une appréciation populaire de la science de l’écologie doit être créée dans le pays, comme moyen de

assurer un soutien durable de la base aux efforts de conservation de l’environnement. INTRODUCTION Contexte Tout comme

la production de déchets implique une interaction complexe de processus sociaux, culturels, économiques et technologiques,

la bonne gestion des déchets ne peut être dissociée des mêmes processus. Bien que cela soit nécessaire, pour le concept

objectifs, de considérer la gestion des déchets comme une catégorie d’activité claire et distincte dans la société, en pratique toute

une stratégie de gestion des déchets réussie doit aborder des problèmes aussi divers que les modes de consommation, les

systèmes (économie de la gestion des déchets), technologie de traitement des déchets et cadres juridiques. Dans sa plus large

sens, la question de la gestion des déchets est un aspect de la recherche de stratégies de développement durable. Cette

Le rapport vise à donner un aperçu des problèmes critiques concernant la gestion des services municipaux et médicaux

déchets à Nairobi, en particulier en ce qui concerne le danger potentiel de générer des POP non intentionnels (U-POP) dans le

processus de combustion de ces déchets. L’objectif plus large de l’étude est d’aider à l’élaboration d’un

stratégie de gestion des déchets pour la ville et les autres zones urbaines du pays, dans le cadre des dispositions de

la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP). L’Annexe C de la Convention de Stockholm,

identifie les incinérateurs de déchets, y compris les co-incinérateurs de déchets municipaux, dangereux ou médicaux ou d’eaux usées

les boues, en tant que catégories de sources à fort potentiel de rejet d’U-POP dans l’environnement. Municipales et médicales

les déchets ont été sélectionnés pour l’étude en raison de leur grande quantité en pourcentage du total des déchets générés1, et

la nature complexe des enjeux liés à la bonne gestion de ces deux types de déchets. Conseil municipal de Nairobi

(2002) admet qu’il est incapable de gérer efficacement les déchets dans la ville, et la

prolifération des installations médicales informelles, dont certaines sont situées dans des zones résidentielles. le

La loi de 1999 sur la gestion et la coordination de l’environnement est bien placée pour gérer les déchets, y compris les POP.

déchets contaminés, il donne des dispositions pour l’établissement de normes, l’autorisation des sites d’élimination des déchets et le contrôle

de déchets dangereux. Cependant, l’absence de mécanisme d’application est le plus grand défi auquel est confrontée la gestion des déchets

Kenya (Conseil municipal de Nairobi, 2002). 2 1 Un rapport de NEMA révèle que Nairobi génère environ 2000

tonnes de déchets par jour. Sur ce total, 68% sont des déchets municipaux générés par les ménages (East Standard 2004)
• 9. Le Kenya, en tant que pays, est en train d’élaborer un plan national de gestion des déchets de soins de santé. le

Le Conseil national de lutte contre le sida vient de recevoir des fonds de la Banque mondiale pour couvrir le coût du VIH / sida au Kenya

Projet d’intervention en cas de catastrophe, une partie des fonds doit être utilisée dans le développement d’un National Health Care Waste

Plan de gestion (Daily Nation, 2005). Le manque d’application de la loi environnementale pertinente, entre autres

facteurs, a conduit à une situation chaotique dans laquelle presque tout va aussi loin que la gestion des déchets

concerné. Un rapport récent de KIPPRA sur la gestion des déchets solides au Kenya montre que seulement 25% des déchets solides

produit quotidiennement dans la ville de Nairobi est actuellement collecté (PNUE 2005). L’objectif de l’étude était les déchets

brûlage, que toute observation occasionnelle révèle être l’option d’élimination des déchets préférée pour le Nairobi

résidents, qui est une conséquence de l’échec du conseil municipal et du gouvernement à instituer

gestion des déchets des systèmes organisés. L’étude a porté sur les types de brûlage en plein air et les incinérateurs industriels.

Brûlage et génération de POP Dibenzo-p-dioxines polychlorées (PCDD) et dibenzofuranes polychlorés (PCDF),

L’hexachlorobenzène (HCB) et les biphényles polychlorés (PCB) sont des polluants organiques persistants non intentionnels

(U-POP), formés et rejetés par des processus thermiques impliquant des matières organiques et du chlore à la suite de

combustion incomplète ou réactions chimiques. Ces U-POP sont communément appelés dioxines en raison de leur

structure et effets sur la santé (Tangri 2003). Ces U-POP sont à la fois d’origine naturelle et anthropique. Ils

résiste à la dégradation photolytique, biologique et chimique. Ils sont bio-accumulatifs, largement répandus géographiquement et

sont toxiques pour la vie. La concentration d’U-POP d’origine anthropique a considérablement augmenté au fil des ans.

Le rapport Toxics Link (2000) identifie plusieurs sources potentielles de ces U-POP, parmi lesquelles les déchets médicaux

incinération et incinération à ciel ouvert des déchets ménagers. Selon les estimations de l’EPA, les déchets solides municipaux

l’incinération et l’incinération des déchets médicaux sont parmi les principales sources de dioxines rejetées dans l’air. Ils

compensent respectivement 1 100 g TEQ / an et 477 g TEQ / an (USEPA 1998). De toutes les catégories de sources, la combustion

les sources représentent près de 80% des émissions atmosphériques. 3
• 10. 4 AIR LAND Incinération des déchets Production de métaux ferreux et non ferreux Production de produits chimiques et

Biens de consommation * Incinération des déchets Procédés de combustion non contrôlés Source: Kenya POPs Inventory Fig.1:

Comparaison des émissions d’U-POP de différentes catégories de sources au Kenya Luscombe et Costner (2003) montrent comment

les incinérateurs mettent en danger la santé publique et l’environnement en général. Ils identifient les polluants toxiques dans

les gaz et les résidus d’incinérateur, et énumérer les dommages à la santé humaine et à l’environnement des divers produits chimiques

dans les rejets d’incinérateur. Connett (1998) montre comment l’incinération des déchets municipaux est une mauvaise solution

problème de gestion des déchets. Il énumère les émissions toxiques de l’incinération et montre comment les dioxines, furanes et autres

les sous-produits de la combustion ont un impact sur la santé humaine et l’environnement. Objectifs de l’étude L’objectif global de la

était de comprendre la dynamique (sociale, économique et technologique) de la pratique de la combustion des déchets en

la ville et de découvrir comment cela pourrait contribuer à la libération des U-POP dans l’environnement. Autre critique

des questions, telles que l’impact sur la santé publique du modèle de pratique, ont été laissées pour la phase suivante de l’étude.

Les objectifs spécifiques de l’étude étaient: i. évaluer l’étendue du brûlage / incinération des déchets à Nairobi

ii. d’établir le rôle du conseil municipal de Nairobi dans la prévalence du brûlage à ciel ouvert et de l’incinération comme

méthodes préférées d’élimination des déchets iii. pour identifier l’emplacement des sites de brûlage / incinération de déchets dans le

ville iv. pour savoir comment les déchets contenant du chlore (tels que les plastiques PVC) sont éliminés v.évaluer le niveau de

sensibilisation du grand public aux conséquences néfastes de l’incinération des déchets
• 11. vi. examiner les mécanismes de réglementation du gouvernement pour l’élimination des déchets contenant du chlore 5 vii. à

explorer les MTD et les BEP appropriés pour la gestion des déchets au Kenya. Importance de l’article 5 de l’étude de Stockholm

La Convention oblige les Parties, y compris le Kenya2, à prendre des mesures pour réduire ou éliminer les rejets

production de POP. Ces mesures comprennent: i. réduction des rejets annuels totaux provenant de sources anthropiques

sources d’U-POP, dans le but de les réduire au minimum et, si possible, de les éliminer définitivement; ii.

l’élaboration d’un plan d’action (PIN) par les parties. Le PIN du Kenya devrait être prêt le 25 décembre 2006; et

iii. promouvoir le BEP et incorporer les MTD dans le PNM. Les résultats de l’étude seront intégrés dans le PIN du Kenya

de la Convention de Stockholm en vue d’aider à la réalisation des mesures ci-dessus. MÉTHODOLOGIE

atteindre les objectifs de cette étude, des données primaires et secondaires ont été utilisées. Les données primaires comprenaient des

points de vue, perceptions et opinions concernant les sites d’élimination des déchets parmi les membres de la communauté locale. Divers

Le gouvernement et d’autres personnes ressources ont également fourni des données primaires précieuses pour l’étude. L’état du

les incinérateurs et les décharges ainsi que les méthodes d’élimination ont été étudiés par l’observation des chercheurs.

Des données supplémentaires ont été recueillies en prenant des photographies des sites et en interrogeant les travailleurs (le cas échéant)

sur les différents sites visités. Des données secondaires ont été obtenues à partir d’informations publiées et non publiées sur

brûlage de déchets au Kenya et ailleurs dans le monde. Études antérieures réalisées sur les déchets médicaux et municipaux

l’élimination aux niveaux mondial, régional, national et local a été examinée. L’analyse descriptive a été utilisée pour

résumer les données collectées. Portée de l’étude L’étude était une enquête préliminaire, destinée à ouvrir le

moyen d’enquêtes plus détaillées sur les mêmes sites et d’autres sites similaires dans le pays. 2 Le

convention est entrée en vigueur le 17 mai 2004. Le Kenya est devenu partie à la convention le 23 décembre 2004
• 12. Préparation du recrutement et de la formation du personnel de l’étude: deux assistants de recherche ont été recrutés et

formés pour le travail sur le terrain. Identification des parties prenantes: Différentes parties prenantes ont été identifiées et approchées pour

leurs opinions sur la question faisant l’objet de l’enquête. Ces parties prenantes comprenaient: i. Membres du public à Nairobi

ii. Professionnels de la santé iii. Le spécialiste de la santé au travail, ministère de la Santé iv. nationale

Autorité de gestion de l’environnement (NEMA) v. Association kényane des fabricants vi. Grands supermarchés de la ville

vii. Manutentionnaires privés de déchets viii. Mairie de Nairobi Lieux d’intérêt Pour l’étude des déchets médicaux

gestion, les chercheurs ont choisi de visiter quelques établissements de soins de santé basés à Nairobi. Celles-ci étaient: Kenyatta

Hôpital national (KNH), hôpital de Nairobi, hôpital Mater et hôpital commémoratif des forces. Pour l’étude de

gestion des déchets municipaux, les chercheurs ont visité la décharge de la mairie de Nairobi à Dandora ainsi que

plusieurs lotissements résidentiels à Nairobi dont: Jericho, Kariobangi, Huruma, Ngomongo, Baba dogo, Muthurwa,

Shauri moyo, Kimathi, Buruburu, Lucky Summer et Korogocho, tous dans les Eastlands; Westlands, Kangemi, Uthiru et

Kikuyu le long de Waiyaki Way à l’ouest de Nairobi et Kitengela au sud de la ville. DOMAINE D’ÉTUDE

Nairobi est la plus grande ville du Kenya et aussi la capitale du pays. Il couvre une superficie de 696 km² et

compte actuellement 2 143 254 habitants et une densité de 3 079 habitants au kilomètre carré (GoK, 2000). À 1,5 0

au sud de l’équateur, Nairobi est une ville tropicale. Son altitude de 5000 à 6000 pieds signifie que le climat est

tempéré. Les précipitations sont réparties entre deux saisons des pluies: les petites pluies tombent en novembre et début décembre,

et les longues pluies entre avril et mi-juin. Parce qu’il est virtuellement sur l’équateur, Nairobi a une constante

douze heures de lumière du jour par jour toute l’année. Le soleil se lève à 6h30 – 7h00 et se couche à nouveau à 6h30 – 7h00

pm 6
• 13. La température diurne moyenne ne varie que légèrement tout au long de l’année, allant de 29 ° C (85 ° F) à

la saison sèche à 24 ° C (75 ° F) le reste de l’année. La nuit, cependant, les températures peuvent descendre aussi bas

comme 48 ° F (9 ° C), bien que rarement plus bas. Fondé comme une dernière halte avant les Highlands pour les ingénieurs ferroviaires dans le

Au début des années 1900, Nairobi, qui n’était alors que quelques cabanes et pistes, couvre aujourd’hui 696 kilomètres carrés. Cette figure

comprend 120 kilomètres carrés du parc de jeux de Nairobi et tout l’aéroport international Jomo Kenyatta. Central

Nairobi fait à peine cinq kilomètres carrés. REVUE DE LA LITTÉRATURE Tangri (2003), note que malgré une

examen minutieux pendant de nombreuses années, les rejets de polluants provenant des activités de combustion des déchets restent encore très inconnus.

La combustion des déchets produit des centaines de sous-produits dangereux distincts dont seulement une poignée a été

étudié à fond. Des centaines restent non identifiés. Connett (1998) identifie certaines des émissions toxiques de

incinération. Ceux-ci comprennent: le chlorure d’hydrogène, l’oxyde nitrique, les métaux lourds, les dioxines, les furanes et autres U-POP,

cendres volantes, mâchefers, gaz de cheminée, émissions fugitives et autres résidus. Sacs et plastiques en polyéthylène, y compris

Les articles en PVC représentent environ 225 tonnes sur les 2000 tonnes de déchets solides générés quotidiennement à Nairobi

(KAM, 2003). Cela représente environ 11% du total des déchets générés quotidiennement, tandis que 75% sont des déchets biodégradables

qui peuvent être compostés. Le pourcentage restant est constitué d’autres matériaux recyclables tels que les textiles, le métal

et le verre représentant respectivement 2,7%, 2,6% et 2,3%. Le brûlage à ciel ouvert des déchets municipaux est largement utilisé par les

résidents de Nairobi, comme moyen d’éliminer les déchets solides. 7 Les faits suivants concernant les plastiques étaient

identifiés à partir de la littérature: • Selon KAM, les consommateurs et les utilisateurs finaux sont ceux qui

pollution par les plastiques; • Tous les plastiques n’émanent pas de l’industrie locale, certains sont importés; • Les plastiques

le secteur représente actuellement environ 150 industries et a un taux de croissance annuel de 6%; • Actuellement,

il y a environ 70 entreprises qui recyclent les plastiques localement; et • Les plastiques représentent 28% de tout le cadmium présent dans

déchets solides municipaux et environ 32% de tout le plomb; substances hautement toxiques pour l’homme et

l’environnement en général.
• 14. Effets sur la santé En raison de la nature persistante et bioaccumulative des dioxines et des furanes, ces

les produits chimiques existent dans tout l’environnement. L’exposition humaine est principalement due à la consommation d’aliments gras, tels que

lait. L’USEPA (2000) dans Tangri (2003) note que 90 à 95% de l’exposition humaine aux dioxines est d’origine alimentaire, en particulier

viande et produits laitiers. En effet, les dioxines s’accumulent dans les graisses et les huiles3. Leurs effets sur la santé dépendent d’un

divers facteurs, y compris le niveau d’exposition, la durée de l’exposition et le stade de la vie pendant l’exposition.

Certains des effets probables sur la santé des dioxines et des furanes comprennent le développement du cancer, le système immunitaire

suppression, complications de la reproduction et du développement, perturbation endocrinienne (GAIA, 2003; Connett, 1998;

Luscombe et Costner, 2003). Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a identifié 2,3,7,8 –

TCDD comme le plus toxique de tous les composés de dioxine. Effets environnementaux et socio-économiques L’accumulation de

les dioxines et les furannes présents dans l’environnement en raison des activités d’incinération des déchets peuvent atteindre des niveaux qui rendent

ressources impropres à la consommation humaine. Connett (1989), cité dans Connett (2003), rapports d’un incident

Pays-Bas où 16 producteurs laitiers sous le vent d’un énorme incinérateur à Rotterdam n’ont pas pu vendre leur lait car

il contenait des niveaux de dioxine trois fois plus élevés que partout ailleurs aux Pays-Bas. Même de faibles doses de dioxines sont

très toxique. En 1998, l’OMS a abaissé sa dose journalière tolérable recommandée (DJT) de dioxines de 10 picogrammes.

TEQ par kilogramme de poids corporel par jour (pg / kg / jour) dans une fourchette de 1 à 4 pg / kg / jour (Van Leeuwen et Younes 1998).

Selon des études menées aux Pays-Bas, l’exposition prénatale à un apport quotidien typique de dioxines et de PCB a

effets sur le développement neurologique et les hormones thyroïdiennes. Déficits allant jusqu’à quatre points de QI et augmentés

la sensibilité aux infections chez les enfants de 42 mois exposés à des apports quotidiens typiques de dioxines / PCB était

observé (Patandin 1999). L’incinération produit des résidus qui nécessitent un traitement et / ou une élimination, le plus souvent dans un

décharge. Les cendres d’incinérateur – sous forme de cendres résiduelles ou de cendres volantes – sont hautement toxiques. Tangri (2003) observe que

la manipulation de ces cendres soulève de sérieuses préoccupations car les travailleurs sont souvent exposés aux cendres, parfois avec peu de

ou pas d’équipement de protection. En Inde tout comme au Kenya, Toxic Link (2000), note que l’incinération est rudimentaire

et la plupart des incinérateurs sont à chambre unique avec une cheminée. Principales raisons des émissions de dioxines provenant de

les incinérateurs de déchets sont: 8 3 L’OMS (1999) souligne que les dioxines sont très persistantes car elles se décomposent très

lentement et ont une demi-vie dans le corps humain d’environ 7 ans.
• 15. • presque tous brûlent des déchets mixtes; • en raison du manque d’application et de contrôle, la plupart des hôpitaux

incinèrent leurs déchets plastiques ainsi que les déchets traités avec un désinfectant chloré; • de nombreux

les incinérateurs ont encore des chambres simples, malgré le fait que l’installation de doubles (secondaires)

des chambres sont nécessaires pour éliminer les substances volatiles par une meilleure combustion; et • la plupart des incinérateurs ne

fonctionner à la température prescrite. En vertu de la réglementation, les chambres primaires devraient fonctionner à 850 ° C et

les chambres secondaires doivent fonctionner à 1 000 ° C ou plus. Tangri (2003) a énuméré plusieurs problèmes particuliers

au transfert de la technologie d’incinération vers les pays en développement. Ces problèmes comprennent: • le manque de

surveillance – aucune capacité à surveiller régulièrement les émissions de la cheminée ou la toxicité des cendres des incinérateurs; • manque de technicité

capacité à tester les rejets – incapacité à effectuer des tests pour les dioxines et autres polluants; • manque de sécurité

décharges pour cendres – cendres toxiques d’incinérateur déversées, au mieux, dans une fosse non revêtue, où elles risquent de

contaminant les eaux souterraines. L’accès à la terre des frênes n’est pas contrôlé; • corruption4; • pénurie de personnel qualifié

– le nombre de personnel formé nécessaire pour gérer les opérations de l’incinérateur; • contraintes budgétaires – entraver

entretien et remplacement des fonctions clés de l’incinérateur; et • conditions physiques différentes et manque de

robustesse de la technologie – là où la technologie des incinérateurs importée de l’ouest n’est pas appropriée

Conditions méridionales. Autres polluants provenant de l’incinération Outre les dioxines, les polychlorobiphényles (PCB)

et l’hexachlorobenzène (HCB), les incinérateurs sont des sources d’autres composés organiques halogénés, de métaux toxiques et

les gaz à effet de serre pour n’en citer que quelques-uns5. Les métaux toxiques rejetés par les activités d’incinération comprennent: le mercure, le plomb,

Cadmium, arsenic, chrome, béryllium, antimoine et manganèse. Stanners et Bourdeau (1995), cité dans Tangri

(2003), donnent une estimation des émissions atmosphériques mondiales de métaux traces provenant de l’incinération des déchets; c’est

résumée dans le tableau 1 ci-dessous: 4 En cas de corruption, la probabilité d’installer des équipements de qualité inférieure

pour les pots-de-vin est élevé. 5 [Blumenstock et al (2000) dans Tangri, (2003)].
• 16. 10 Tableau 1. Émissions atmosphériques mondiales de métaux traces provenant de l’incinération des déchets Émissions atmosphériques

provenant de l’incinération des déchets Métal 1000 tonnes / an% des émissions totales Antimoine 0,67 19,0 Arsenic 0,31 3,0 Cadmium

0,75 9,0 Chrome 0,84 2,0 Cuivre 1,58 4,0 Plomb 2,37 20,7 Manganèse 8,26 21,0 Mercure 1,16 32,0 Nickel 0,35 0,6

Sélénium 0,11 11,0 Étain 0,81 15,0 Vanadium 1,15 1,0 Zinc 5,90 4,0 Source: Stanners et Bourdeau (1995), à Tangri

(2003), page 17 Opposition publique à l’incinération L’incinération des déchets est impopulaire dans de nombreux pays. Aux Etats-Unis,

par exemple, depuis 1985, plus de 300 propositions d’incinérateurs de déchets ont été rejetées ou mises en attente en raison de

opposition, et plusieurs grandes firmes d’ingénierie se sont complètement retirées du secteur des incinérateurs (Connett

1998). Au Michigan, tous les 290 incinérateurs de déchets médicaux de l’État, sauf un, ont fermé au lieu de

tenter de respecter les limites d’émissions fédérales imposées en 1997 (Tangri 2003). Tangri (2003) rapporte qu’en 2001

à eux seuls, les principales propositions d’incinérateurs ont été rejetées par l’opposition publique en France, en Haïti, en Irlande, en Pologne, dans le sud

Afrique, Thaïlande, Royaume-Uni, Venezuela. Même dans les pays pauvres comme le Bangladesh, l’opposition du public aux incinérateurs

a produit des changements. Une proposition d’une entreprise américaine de construire une centrale électrique qui brûlerait les déchets expédiés-

de New York à Khulna au Bangladesh a été vaincu par l’opposition publique (Connett 1998). En 2000, GAIA

A été lancé. Les membres de GAIA travaillent à la fois contre l’incinération et pour la mise en œuvre d’alternatives Tangri

(2003). Kenya Eggs Study Une étude début 2005 sur l’échantillonnage des œufs par ENVILEAD et Arnika (sous Dioxin, PCBs

et le Groupe de travail sur les déchets de l’IPEN) ont trouvé des œufs collectés autour de la décharge de Dandora à Nairobi, au Kenya,

niveaux de dioxine plus de 6 fois plus élevés que les limites de l’UE en dioxines pour les œufs. De plus, les œufs échantillonnés
• 17. a dépassé de plus de 4 fois les limites proposées par l’OMS pour les PCB (Fig. 2). On estime que le Dandora

une décharge à ciel ouvert traite 803 000 tonnes de déchets par an (Inventaire national des POP, 2004). Fig.2: Valeurs moyennes

(PCDD / Fs) trouvés dans les œufs échantillonnés à Dandora – Kenya, comparés aux niveaux dans les œufs provenant d’autres

sites dans le monde Source: Le rapport d’échantillonnage des œufs par ENVILEAD et ARNIKA (2005) RÉSULTATS DE L’ÉTUDE Résultats de base

L’étude a fait plusieurs conclusions de base qui seront importantes dans la recherche de solutions de gestion des déchets en

Nairobi et ailleurs dans le pays. Parmi ceux-ci figurent: a. La nature de la demande des consommateurs: sur le marché kenyan,

où plus de la moitié de la population du pays vit en dessous du seuil de pauvreté, le plastique constitue un

option attrayante comme matériau de choix pour de nombreux produits domestiques, médicaux et industriels. Les affaires

organisations que les chercheurs ont pu visiter, telles que les supermarchés et les fabricants de plastiques, ont confirmé

attractivité des coûts du plastique pour les consommateurs locaux. Il y a donc un défi fondamental basé sur le marché à la

problème de gestion des déchets, 11
• 18. comprenant une action économique rationnelle liant les consommateurs, les fabricants et les commerçants. b. Cadre juridique et

capacité administrative: les déchets sont un résultat nécessaire de tout processus de production et de consommation. Mais dans le réel

monde, la quantité de déchets qu’une société produit a des implications sur les ressources dont la société a besoin pour

gérer la même chose. Il est donc nécessaire, surtout là où les ressources pour la gestion des déchets sont très limitées,

d’instituer des mesures qui réduisent la quantité globale de déchets générés, avec un accent particulier sur les produits tels

en tant que plastiques qui sont particulièrement problématiques lors d’une élimination sûre. Une bonne gestion des déchets nécessite l’application de

les dispositions légales existantes. L’étude a établi que le Kenya dispose d’un cadre juridique solide (EMCA, 1999) pour

guider l’utilisation du BEP et du BAP dans la gestion des déchets. Cependant, la loi n’est pas appliquée à la lettre. Il

a été établi que la plupart des établissements de santé, y compris la KNH, ne font qu’une ségrégation rudimentaire des déchets. Du

hôpitaux visités, seuls l’hôpital de Nairobi et l’hôpital Mater disposaient d’un système complet de tri des déchets. le

l’existence de directives juridiques appropriées n’est cependant qu’une partie des exigences d’un système de déchets approprié

la gestion. L’autre partie concerne la capacité administrative de faire appliquer cette loi. L’étude a établi

que le conseil municipal, qui a la responsabilité légale de gérer les déchets solides dans la ville, a un

manque de capacité administrative pour ce rôle. Par exemple, la décharge de Dandora, qui est censée être sous

la gestion du Conseil, est une véritable bombe à retardement sanitaire et écologique pour Nairobi et ses environs. 12

Conclusions générales Voici les conclusions générales de l’étude: I. Le niveau de sensibilisation du public sur la

les effets néfastes des activités de brûlage des déchets et des U-POP parmi les résidents sont pathétiquement faibles. Une majorité de

les répondants à l’étude n’ont pu établir un lien entre les problèmes de santé et les activités d’incinération et les U-POP en tant que

menace; II. Toutes les principales institutions de santé de Nairobi telles que KNH, Nairobi Hospital, Mater Hospital et

Les Forces Memorial Hospital possèdent leurs propres incinérateurs ou en louent les services. En plus cependant

certaines institutions sont impliquées dans le brûlage en plein air. Par exemple, le plus grand hôpital du Kenya (KNH)

brûle une partie de ses déchets, principalement du papier, du plastique, des vêtements, etc. – généralement considérés comme présentant un faible risque

– dans une fosse à ciel ouvert devant l’incinérateur;
• 19. III. Le brûlage à ciel ouvert des déchets municipaux est largement utilisé par les habitants de Nairobi, comme moyen d’élimination

déchets solides. Dans une étude de la zone de deux blocs autour de Pumwani dans Eastlands, Nairobi, huit petits déchets en plein air

les sites de brûlage ont été dénombrés, tous contenant des plastiques assortis; IV. L’incinérateur du Kenyatta National

Hôpital, qui est situé à quelques mètres au vent des maisons d’habitation du personnel des cadres inférieurs de la

centres hospitaliers et pour étudiants en médecine, fonctionne à des températures comprises entre 350 ° C et 650 ° C et n’a pas d’APCD. le

l’incinérateur émet des fumées nocives qui sont transportées vers les maisons et les auberges, causant une détresse considérable aux

les résidents; 13 Planche: décharge à ciel ouvert de l’hôpital national de Kenyatta: à l’arrière-plan se trouvent les quartiers du personnel de l’hôpital V.

Les mâchefers riches en dioxines des incinérateurs autour de Nairobi sont normalement déposés à la décharge de Dandora; VI.

La décharge de Dandora constitue la manifestation la plus importante et la plus difficile des problèmes découlant de

le modèle de pratique du brûlage des déchets à Nairobi; VII. Le niveau de valorisation, de réutilisation et de recyclage des déchets est

tout à fait insuffisant. Par exemple, seulement 1% des plastiques sont recyclés (KAM, 2003); VIII. Le cadre juridique

il est judicieux de réglementer les activités de combustion des déchets. Cependant, l’application de la loi est faible; et IX. Le Nairobi

Le conseil municipal n’a pas la capacité de gérer efficacement les déchets générés dans la ville; Le tableau 2 ci-dessous montre un

nombre de grandes entreprises à Nairobi qui déversent leurs déchets mixtes dans la décharge de Dandora. Il faut donc

pour que le secteur privé s’implique dans la recherche de solutions de gestion des déchets car elles sont majeures

contributeurs de déchets.
• 20. 14 Tableau 2. Méthodes d’élimination des déchets pour diverses grandes entreprises de Nairobi Société / organisation Table des matières

de déchets Poids estimé en tonnes / mois Méthode d’élimination Aéroport international Jomo Kenyatta (JKIA) Mixte

Déchets d’aéronefs 300 Déchets déversés dans la décharge de Dandora Logement du personnel de la Kenya Revenue Authority Ménage / Domestique

déchets 285 Déchets déversés dans la décharge de Dandora Kenya Shell Company (Shell & BP House) Déchets commerciaux 60 Déchets

Déchargé dans la décharge de Dandora Brasseries du Kenya Ménage et commerce 200 Déchets déversés dans la décharge de Dandora NAS

Services aéroportuaires Emballage alimentaire et alimentaire 350 Déchets déversés dans la décharge de Dandora Swan Industries Commercial &

déchets industriels 350 Déchets déversés dans la décharge de Dandora Kenya Stations d’aviation Shell Déchets commerciaux et alimentaires 72

Déchets déversés dans la décharge de Dandora Orbit Chemicals Déchets de feuilles de polyéthylène et fûts en plastique – • Plastiques recyclés

• Papier et tambour vendus. • Autres déchets déversés près de la rivière Athi. Source: Inventaire national des POP au Kenya (2004)

Résultats sur les effets sur la santé et les voies d’exposition L’étude n’a pas été en mesure de

enquête sur les conséquences sanitaires des incinérateurs et des sites de brûlage en plein air visités. Il y avait

Cependant, des plaintes concernant des complications thoraciques et une irritation grave de la fumée pour les personnes vivant sous le vent de la KNH

incinérateur, ainsi que ceux vivant autour de la décharge de Dandora. Les principales voies d’exposition pour tout

la contamination des sites visités dans l’étude sont: • Inhalation de fumée et de cendres volantes infestées de polluants

porté par le vent; • Consommation de produits d’origine animale tels que la viande, le lait et les œufs provenant de l’alimentation des animaux

à l’intérieur et autour des sites; • Eau de rivière d’une rivière coulant à côté du dépotoir de Dandora et desservant

de nombreuses personnes en aval sur son chemin vers l’océan Indien; et • Les réserves d’eau souterraine affectées par le lixiviat provenant

la décharge de Dandora. Il convient de noter que certaines catégories de personnes sont exposées à des risques plus élevés

dioxines que d’autres. Ceux-ci comprennent les enfants, les nourrissons, certains travailleurs, les personnes
• 21. qui mangent du poisson comme aliment de base de leur alimentation et les personnes qui vivent à proximité des sites de rejet de dioxine. CHEJ (1999)

observe que ces groupes sont susceptibles d’être exposés à au moins 10 fois plus de dioxine que le

population. DÉFIS À LA CONVENTION DE STOCKHOLM: PARTIES RESPONSABLES – KENYA POPs and Scientific Development

L’existence de POP dans le monde est l’une des meilleures illustrations de la nature Frankenstein de la science et

développement technologique. Alors que les progrès de la science et de la technologie ont considérablement accru le pouvoir de l’humanité

modifier son environnement à son profit d’une manière inimaginable auparavant, les mêmes progrès ont créé des menaces de

grandeur similaire à l’humanité et à la planète dans son ensemble. Le siècle dernier a été appelé une «ère des produits chimiques

», Où plus de 18 millions de produits chimiques ont été synthétisés et environ 100 000 d’entre eux ont été utilisés à des fins commerciales

(Lien Toxiques 2000). Ce n’est qu’à la publication du livre de Rachel Carson, «The Silent Spring», que le

L’attention du grand public a été attirée sur le côté obscur de la révolution chimique. La Convention de Stockholm est

à bien des égards, un effort pour interpréter la thèse de Carson en action sociale. Le cadre plus large de la

Les objectifs de la Convention de Stockholm doivent être considérés comme complétant la boucle des connaissances en chimie, à travers

développer la capacité institutionnelle de contrôler le danger réel et potentiel des produits chimiques. La réalisation de

le mandat de la Convention de Stockholm marquerait l’avènement de la révolution chimique. Comme l’a dit Isaac Asimov

«L’aspect le plus triste de la vie en ce moment est que la science recueille des connaissances plus rapidement que la société ne recueille la sagesse.

”POP et pays moins organisés Les problèmes décrits ci-dessus concernent le Kenya et d’autres pays moins organisés.

Pays (COL). De plus, les COL sont confrontés à plusieurs défis qui sont propres à leur

conditions. Parmi ceux-ci, il y a la simple pression des priorités de survie. L’immédiateté de la faim, débilitante

la maladie, la dislocation sociale et économique et d’autres préoccupations similaires qui affectent de larges pans de la société dans les LDC

est telle qu’une question comme celle des POP a peu de chances de trouver une place au premier plan de l’agenda national. le

l’environnement psychologique de circonstances sociales et économiques désespérées a tendance à promouvoir le fatalisme et

d’autres tendances comportementales qui ne sont pas propices à une action organisée à long terme basée sur la foi des

leur capacité à 15
• 22. influencer le cours de leur destin. Une bonne illustration de ceci est le défi que le comportement

message de changement dans la campagne VIH / Sida en Afrique a été confronté, malgré la nature puissante et très publique de la

Pandémie de sida. Galvaniser l’action communautaire pour la campagne d’éradication des POP exigera une réflexion approfondie.

des stratégies et un leadership compétent. Outre le problème des priorités, les COL sont confrontés à un grand défi de

capacité organisationnelle dans la campagne contre les POP. Les faibles niveaux de capacité organisationnelle dans les COL

se traduisent par des défis en matière de compétence administrative, de ressources financières, de ressources technologiques, de suivi

capacité et autres exigences essentielles pour une campagne efficace d’éradication des POP. Avec un soutien suffisant

il existe des organisations spécifiques au sein des COL qui peuvent faire une différence réelle et positive dans une telle campagne. Dans

à long terme, pour que toute campagne d’envergure telle que celle de la Convention de Stockholm soit véritablement couronnée de succès,

la campagne doit être menée dans le cadre d’une stratégie globale de développement durable. Une telle campagne serait

ont des implications allant au-delà de la question spécifique des POP. Par exemple, une campagne d’élimination des POP réussie peut

doivent impliquer des changements fondamentaux dans le secteur agricole, les approches de gestion des déchets et la législation (comme

ainsi que les mécanismes d’application) traitant de la sécurité chimique en général. Un tel programme nécessite très

une capacité organisationnelle considérable tant au sein du secteur public que de la société civile, ce qui est le grand défi

pour les COL. 16 La nature paralysante de la dette des incinérateurs. Coûts en capital des projets d’incinérateur, par exemple, drain

les ressources des COL et augmenter leur endettement grâce au besoin de financement étranger pour construire et

maintenir de telles installations sans oublier de continuer à dépendre des produits manufacturés d’autres pays. Au lieu

de permettre aux nations de développer de nouvelles industries et de réduire les importations étrangères, les incinérateurs transforment ces ressources

en fumée et en cendres. Une analyse par un groupe environnemental local de Miljoteknik Zychlin, en Pologne, a révélé que le

la dette pour l’installation d’incinération proposée de 5 millions de dollars US aurait pris la communauté de 14000 résidents

100 ans pour rembourser! – Brenda Platt (2004)
• 23. L’environnement et l’économie Alors que la croissance de la science et de la technologie a une incidence importante sur la

les dangers pour l’environnement que la Convention de Stockholm et d’autres conventions similaires cherchent à contrer,

l’économie de marché qui fournit le cadre dans lequel la puissance de la science et de la technologie peut être projetée

dans le monde. Comme c’est le cas pour la science, mesurer le développement économique de manière unidimensionnelle, purement

en termes de retour sur investissement (monétaire) et non d’impact global de l’activité économique concernée sur

la société et l’environnement naturel, n’est pas satisfaisante. En économie, les problèmes découlant des indésirables

les conséquences de l’activité économique qui ne sont pas prises en compte dans la structure de prix des produits sont appelées négatives

répercussions. Les externalités négatives sont les situations résultant de l’activité économique qui créent des coûts

la société qui ne sont pas reflétées dans les bilans des entreprises concernées. Par exemple, dans la tarification

ses produits, une organisation donnée peut inclure le coût de la main-d’œuvre, de l’énergie, du marketing, des finances et autres

les intrants mais ne tiennent pas compte du coût (supporté par la société) des coûts médicaux et autres directement attribuables à des

effets des produits de l’organisation. Les POP doivent être traités comme un aspect du problème des externalités

en théorie économique, et des solutions recherchées dans le cadre d’approches développées dans la discipline de

l’économie pour faire face à ce problème. PRATIQUES ALTERNATIVES Autres que l’incinération, la mise en décharge et le compostage

sont des méthodes alternatives d’élimination des déchets utilisées dans le pays, bien que dans une mesure minime. Plus souvent que

non, les individus et les organisations communautaires (OBC) sont ceux impliqués dans le compostage biodégradable

déchets principalement sur une base commerciale. La mise en décharge est couramment pratiquée dans les petits établissements de santé tels que

Hôpitaux de district, centres de santé et cliniques, mais la plupart de ces décharges ne sont pas construites selon les normes. Autre

des décharges dans le pays sont situées à Mombasa et Nakuru pour l’élimination des déchets municipaux, construites à travers le

assistance de l’Agence Française de Développement (AFD), une opération française qui travaille à travers le gouvernement.

Technologies alternatives pour le traitement des déchets dangereux Dans les pays développés, les technologies sans incinération pour

le traitement des déchets dangereux est disponible; ceux-ci incluent plusieurs processus résumés par Crowe et Schade (2002)

dans Tangri (2003) dans le tableau 3. 17
• 24. 18 Tableau 3. Technologies sans incinération pour le traitement des déchets dangereux Technologie Description du processus

Avantages potentiels Utilisations actuelles Déchloration catalysée par une base Déchets ayant réagi avec de l’hydroxyde de métal alcalin,

hydrogène et matériau de catalyseur. Résultats en sels, eau et carbone. Efficacité de destruction apparemment élevée. Non

formation de dioxine. Licence aux États-Unis, en Australie, au Mexique, au Japon et en Espagne. Démonstration potentielle

pour les PCB dans le cadre du projet des Nations Unies. Biodégradation (dans un récipient fermé) Les micro-organismes détruisent les matières organiques

composés en solutions liquides. Nécessite un apport élevé en oxygène / azote. Basse température, basse pression. Pas de dioxine

formation. Processus confiné. Choisi pour la destruction des armes chimiques neutralisantes aux États-Unis.

Utilisation potentielle sur d’autres déchets explosifs militaires généralement utilisés pour le traitement des eaux usées commerciales. Chimique

Neutralisation Les déchets sont mélangés avec de l’eau et une solution caustique. Nécessite généralement un traitement secondaire. Faible

température, basse pression. Processus confiné et contrôlé. Pas de formation de dioxine. Choisi pour le traitement de

agents chimiques aux États-Unis. Les déchets d’oxydation électrochimique (argent II) sont exposés à l’acide nitrique et

nitrate d’argent traité dans une cellule électrochimique. Basse température, basse pression. Efficacité de destruction élevée.

Capacité de réutiliser / recycler les matériaux d’entrée du processus. Processus confiné. Pas de formation de dioxine. À l’étude

pour l’élimination des armes chimiques aux États-Unis. Évalué pour le traitement des déchets radioactifs.

Oxydation électrochimique (CerOx) Similaire à ci-dessus, mais utilisant du cérium plutôt que du nitrate d’argent. Comme ci-dessus;

le cérium est moins dangereux que le nitrate d’argent. Unité de démonstration à l’Université du Nevada, USA. En dessous de

prise en compte de la destruction des déchets neutralisant les agents chimiques. Les déchets de réduction chimique en phase gazeuse sont exposés

à l’hydrogène et à une chaleur élevée, ce qui donne du méthane et du chlorure d’hydrogène. Système confiné et contrôlé. Potentiel

pour le retraitement des sous-produits. Efficacité de destruction élevée Utilisé commercialement en Australie et au Japon pour les PCB et

autres matières contaminées par des déchets dangereux. Actuellement à l’étude pour la destruction d’armes chimiques en

les États Unis. Démonstration potentielle de la destruction des PCB dans le cadre d’un projet des Nations Unies. Électron résolu

Technologie Le sodium métallique et l’ammoniac sont utilisés pour réduire les déchets dangereux en sels et composés d’hydrocarbures. Signalé

efficacité de destruction élevée. Disponible dans le commerce aux États-Unis pour le traitement des PCB. Supercritique

Les déchets d’oxydation de l’eau sont dissous à haute température et pression et traités avec de l’oxygène ou de l’hydrogène

peroxyde. Système confiné et contrôlé. Potentiel de retraitement des sous-produits. Efficacité de destruction élevée.

En cours d’examen pour la destruction d’armes chimiques aux États-Unis. Évalué pour une utilisation sur radioactif

déchets aux États-Unis. Oxydation à l’air humide Les déchets liquides sont oxydés et hydrolysés dans l’eau à une température modérée.

température Système confiné et contrôlé. Pas de formation de dioxine. Le fournisseur revendique 300 systèmes dans le monde, pour

traitement des boues dangereuses et des eaux usées Source: Crowe et Schade (2002) dans Tangri 2003, page 62
• 25. D’après l’étude, nous avons découvert qu’aucune des technologies mentionnées ci-dessus n’est utilisée au Kenya. RECOMMANDATIONS

L’étude propose les mesures suivantes: I. Des études supplémentaires devraient être entreprises pour acquérir des

des informations plus détaillées sur le brûlage et l’incinération des déchets et leurs conséquences au Kenya. Ceci comprend

analyse et quantification des U-POP 19 dans les systèmes biotiques et abiotiques et leur impact sur la santé publique; II. Dans

conformément à l’article 10 de la Convention de Stockholm, l’information, la sensibilisation et l’éducation du public sur les U-POP devraient

être menée à bien, car une citoyenneté bien informée apportera une grande contribution aux efforts visant à

élimination / et réduction des U-POP. Une éducation et une formation appropriées à la gestion des déchets doivent être proposées aux

toutes les parties prenantes de la manière qui convient le mieux à leurs circonstances respectives et renforcent leur compréhension et leurs changements

leur comportement en conséquence; III. La législation subsidiaire relative à l’incinération des déchets devrait être promulguée

la loi sur la gestion et la coordination de l’environnement (1999). Cela devrait éviter de brûler sans discernement

déchets; IV. Un programme de rachat des plastiques usagés devrait être institué. Cela ne devrait pas être difficile à faire car

l’industrie du plastique est prête à gérer les sites de déchets dans toutes les grandes zones de population où les fabricants

achètera des déchets plastiques au grand public. Ces centres de collecte seraient créés et entièrement financés par le

mêmes fabricants (KAM, 2003); V. Une campagne nationale, financée par l’industrie des plastiques, devrait être lancée,

donner au public des détails exacts sur les lieux de recyclage de leurs déchets plastiques. Les chaînes de supermarchés devraient

être également encouragés à allouer des bacs dans leurs succursales où les clients peuvent rapporter des sacs en plastique et

autres articles à recycler; VI. Un programme zéro déchet doit être mis en place immédiatement et éventuellement développé

dans la politique. Il a été essayé et testé dans d’autres pays et il est rapidement de plus en plus accepté dans le monde

plus de. Dans le cadre du programme zéro déchet, il devrait y avoir une campagne nationale de lobbying rigoureuse pour mettre fin à l’ouverture

incinération et incinération de déchets et en particulier de déchets contenant du PVC; VII. Ségrégation des déchets à la source

devrait être la pratique courante dans tous les foyers et établissements médicaux. La pratique actuelle de gestion des déchets

dans lequel les déchets sont tous mélangés au fur et à mesure qu’ils sont générés, collectés, transportés et finalement

mis au rebut doit être arrêté. Si une ségrégation adéquate est obtenue grâce à une formation, des normes claires et des

mise en application, les ressources peuvent alors être redirigées vers le
• 26. gestion de la petite partie du flux de déchets nécessitant un traitement spécial6; VIII. Une politique de

La responsabilité élargie des producteurs (REP) devrait être mise en place. Le concept de base de l’EPR est que les entreprises doivent prendre

responsabilité de leurs produits tout au long de leur cycle de vie (Tangri 2003). Ceci est en harmonie avec le

Le principe «pollueur-payeur» de la Convention de Stockholm; IX. Réglementations légales pour obliger les fabricants à utiliser

au moins 15% de plastiques recyclés dans leurs produits non alimentaires devraient être imposés. De cette manière, la demande de plastique

des déchets seront créés, laissant donc peu ou rien à éliminer. Depuis installer une capacité de recyclage

coûte cependant cher, l’industrie des plastiques devrait bénéficier d’incitations fiscales pour cet exercice; X. Nettoyant

la production basée sur une vision circulaire de l’économie doit être encouragée. Une production plus propre vise à

éliminer les déchets et les intrants toxiques en concevant des produits et des processus de fabrication en harmonie avec les

cycles écologiques (Tangri 2003); XI. Des interdictions de produits devraient être imposées à certaines catégories de produits manufacturés.

Produits et emballages qui créent des problèmes de déchets (non recyclables ou dangereux – comme le polychlorure de vinyle –

PVC) pour la société ne devrait pas être autorisée à entrer dans l’économie. Les interdictions sont appropriées pour les matériaux qui

sont problématiques à chaque étape de leur cycle de vie (Ryder 2000 dans Tangri 2003); XII. Infrastructure pour le coffre-fort

L’élimination et le recyclage des matières dangereuses et des déchets solides municipaux devraient être développés. Environ 50%

de tous les déchets sont organiques et peuvent donc être compostés. Un autre segment important du reste peut être recyclé,

ne laissant qu’une petite partie à éliminer. La partie restante peut ensuite être éliminée à travers les sanitaires

décharges, usines de traitement des eaux usées et autres technologies. Pour assurer la continuité et la clarté de la proposition

des recommandations, des plans et des politiques clairs sur la gestion et l’élimination des déchets devraient être élaborés. Ceci devrait

être suivis en les intégrant dans les processus de formation de routine des travailleurs, de formation continue et d’évaluation

pour les systèmes et le personnel. Implication de toutes les parties prenantes, y compris les ONG d’intérêt public et d’autres

la société dans l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme de gestion des déchets est nécessaire pour une mise en œuvre

la Convention de Stockholm. 20 6 Platt et Seldman (2000), montrent à quel point le compostage, la réutilisation et la

les programmes de recyclage génèrent dix fois plus d’emplois par tonne de déchets municipaux que les incinérateurs.
• 27. CONCLUSION Le brûlage des déchets comme méthode d’élimination des déchets à Nairobi constitue clairement un modèle de

pratique qui contribue à la libération d’U-POP dans l’environnement. Comme le suggère le terme «modèle»,

cette pratique est un processus complexe impliquant des facteurs économiques, les attitudes des gens, des problèmes de gouvernance et d’autres

ces composants. C’est une question qui nécessite une étude détaillée et beaucoup d’efforts créatifs pour être traitée de manière satisfaisante. Dans

Dans son contexte plus large, la question de la gestion des déchets est un aspect du défi du développement durable.

L’incapacité de traiter les déchets de manière à ne pas nuire aux personnes ou à l’environnement est le signe d’un

système d’organisation sociale écologiquement non durable. L’enjeu du développement durable est de concevoir

un système économique et technologique en harmonie avec les principes écologiques. Le système dominant actuel

l’organisation économique et technologique dans le monde est puissante et à bien des égards très réussie. Il est

mais pas un système durable et constitue en fait un véritable danger pour la survie de la vie dans le

planète. Il est nécessaire de revoir certains des principes organisationnels les plus fondamentaux du système, afin de sortir de la

trajectoire dangereuse qu’elle a tracée pour l’humanité. Les structures et systèmes sociaux mal formés dans les COL,

en particulier en Afrique subsaharienne, peut ironiquement faire le meilleur espoir pour le développement de produits frais, écologiquement

approches de développement durable. Les COL ont la possibilité de construire leurs maisons avec l’avantage spécial de

une richesse de connaissances sur les succès et les folies du passé. Les COL devraient commencer à bâtir leurs sociétés

avec énergie et enthousiasme, mais avec la claire compréhension que l’humanité ne peut pas se tenir en dehors ou au-dessus

un ordre écologique qui soutient toutes les autres formes de vie sur la planète. 21
• 28. RÉFÉRENCES 1. Alcock R., Gemmill R. et Jones K. (1998), «An updated PCDD / F

inventaire basé sur un programme récent de mesure des émissions »dans Composés organologènes, Vol. 36, pages 105 à 108 2.

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1998, l’OMS révise le TDI pour les dioxines. Dans les composés organohalogénés, Vol. 38, pages 295 à 298; 1998.
• 30. 24 ANNEXE 1: CARTES 1. Carte du Kenya Notez la position de Nairobi et les autres grandes villes (les points rouges) qui

pourraient avoir des défis environnementaux similaires.
• 31. 25 2. Carte de Nairobi La tache brune au centre de la place blanche est le cœur de Nairobi. Noter la

Rivière Nairobi, qui rejoint la rivière Athi sur le chemin de l’océan Indien.
• 32. 26 ANNEXE 2: PLAQUES 1. Dépotoir de Dandora Il s’agit du bord ouest du dépotoir de Dandora. Les maisons dans

le premier plan fait partie des bidonvilles de Korogocho. En arrière-plan se trouve le domaine de l’été. La décharge est

entouré de quartiers résidentiels densément peuplés. 2. Kitengela Town Dump Remarquez les personnes

la fumée. Ce sont des charognards du site qui travaillent quotidiennement dans cet environnement.
• 33. 27 3. Teneur en déchets des décharges Contenu typique des décharges autour de Nairobi. Remarquez le haut

proportion de plastiques. 4. Déchets médicaux en attente d’incinération (KNH) La température maximale de l’hôpital

l’incinérateur sur la droite est à 700 ° C
• 34. 28 5. La rivière Nairobi (premier plan) qui passe devant la décharge de Dandora Remarquez la montagne de cendres brûlées

en arrière-plan

par: http://www.slideshare.net/anhtungdx/envilead-2005-a-study-on-waste-incineration

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